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Écrit par Ludovic ATEBA   

Le Minsanté sur le banc des accusés

 Présenté le 27 août dernier à Yaoundé, le rapport 2013 de Treatment Acces Watch (TAW) révèle que des ruptures de médicaments et de tests de Vih, a ont régressé en 2013 mais des efforts restent à faire.

 

L’accessibilité au test de dépistage souffre de problèmes de surcoût et de rupture de réactifs dans les centres de prise en charge. Selon le rapport 2013 de Traitment Acces Watch, le test de dépistage a été accessible dans 63,2% de centres de prise en charge. Ce chiffre est en hausse de 15,4% de plus par rapport à l’année 2012 où il affichait 47,8%. Pour ce qui est de surcoûts, 40,7% des centres ont exigé des coûts supplémentaires contre 52% observés en 2012 et 4,7% ont connu des ruptures de ce test au courant de cette année 2012, 20,2% des cas ont été observés en 2012.

L’étude a été conduite dans les centres de prise en charge sur l’étendue du territoire camerounais. Les ruptures ont particulièrement touchés les régions de l’Adamaoua (78% de cas), suivie de l’Ouest (76,6%) et le Littoral (70,5%).

En 2013, la chaîne d’approvisionnement des antirétroviraux  (Arv) avait quelque peu été grippée. Plusieurs malades souffrant du Vih n’avaient pas pu s’approvisionner pendant des semaines dans les centres de prise en charge des malades. Le rapport présenté mercredi 27 août dernier à Yaoundé par James Clovis Kayo présente quelques raisons de ces ruptures d’approvisionnement. 

Le rapport dénonce le non-respect l’harmonisation des prix des Arv dans des structures sanitaires au Cameroun. Selon cette étude, la gratuité des Arv prescrite par le président de la République le 1er juillet 2007 n’est pas respectée dans certaines structures sanitaires.  « Le décret du 1er juillet 2011 précise pourtant que le bilan pré-thérapeutique  dans les hôpitaux est fixé à 2500 Fcfa et le bilan de suivi est de 3000fcfa pour les patients vivant avec le Vih »,  explique James Clovis Kayo. Le rapport dénonce aussi la fluctuation des prix des Arv, en fonction du centre de prise en charge et des ruptures fréquentes de la disponibilité des Arv, ce qui compromet l’efficacité des traitements et accentue l’éloignement des malades des centres de prise ne charge.

Plusieurs manquements ont été relevés dans la présentation de cette étude. Selon Isaac Tita l’un des participants, le rapport d’activités présenté par James Clovis Kayo n’a pas obéi à un critère très important lors d’une recherche scientifique. Selon le participant, la période utilisée lors de cette étude a été mal choisie. « Pour passer à la deuxième ligne, il faut avoir pris le traitement pendant une période de dix ans. Pourtant, lors qu’il (James Clovis Kayo Ndlr) a présenté son travail, il a fait une étude de 2007 à 2013. Cette période ne permet pas de savoir s’il faut déjà passer à la seconde ligne, c’est pour cette raison que ces résultats ne me satisfont pas. Il aurait donc dû partir de la période 2004 à 2014 » explique-t-il.

James Clovis Kayo dit avoir travaillé sur un échantillon de moins de soixante personnes à travers cinq régions sur les dix que compte le Cameroun, ce que lui reproche un autre séminariste. Selon Emma Ozele, en service à l’hôpital de district dans la ville de Mbalmayo, département du Nyong et So’o, les résultats d’une telle étude ne sauraient être pris en compte, si des populations rurales sont esquivées. «Quand il n’y a plus suffisamment d’Arv, nous recevons des consignes très stricts. On nous demande de donner un demi-comprimé par malade, pourtant ce n’est pas normal. Une étude comme celle que présente le consultant n’a pas pris compte de ces réalités rurales » dit-elle. James Clovis Kayo évoque un problème de moyens financiers qui ne lui aurait pas permis de travailler sur un plus grand échantillon sur le plan national.

 

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