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Écrit par Ludovic ATEBA   

Les personnels de « l’hôpital gynéco » revendiquent leurs droits  

la fin du mois d’août a été tumultueuse à l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso a été tumultueuse. Et pour cause, le personnel exige une augmentation de salaires, des cotisations Cnps et des primes diverses.

Les journées du 25 et 26 août 2014 ont connu une crise grave : le personnel réclame  le paiement des arriérés de la convention collective des hôpitaux de 1ere catégorie, le paiement des primes de panier, les cotisations à la Cnps, le non remboursement des frais médicaux et surtout la revalorisation des salaires de 5% promise par le chef de l’Etat. Ces revendications n’ont pas rencontré une oreille attentive auprès de la hiérarchie de cette formation hospitalière de référence, malgré les démarches des délégués du personnel. Face au mutisme de leurs patrons, le climat social s’est détérioré. Au moment où le reporter de La Tribune du Citoyen visitait cet hôpital, la majeure partie du personnel est absente. Ceux qui étaient présents, étaient assis dans la cour en attendant l’arrivée des médias pour exprimer leur mécontentement.
A l’accueil de l’hôpital sur le sol, on peut lire les différentes revendications formulées par le personnel écrit sur les petits bouts de cartons.  A la vue du journaliste, les langues se délient : « nous sommes fatigués trop c’est trop. Que nos dirigeants arrêtent de nous infantilisés ». Assise à même le sol à l’accueil une infirmière explique : « nous avons commencé cette grève depuis hier (25 août) et si nos revendications ne sont prises en compte la grève va continuer. Par ailleurs nous ne reconnaissons pas la soi-disant suspension qui a été publié dans un journal». Certains malades qui continuent d’entrer dans l’enceinte de l’hôpital, pour certain, ne sont pas au courant du mouvement d’humeur.  D’autres croient avoir entendu que le mot d’ordre de grève a été suspendu.
A l’accueil, un long rang des patients se forme, du fait que les bureaux de réception des patients sont fermés. Les responsables sont absents. Pour certains patients, cette situation semble n’être que pour un moment et pour d’autres qui y sont depuis le début de la grève, connaît déjà les répercussions de cette grève comme en témoigne quelques personnes. « Depuis hier on devait opérer  ma fille, mais jusqu’à maintenant, rien n’est fait. Je suis vraiment surpris de cette situation que vit le personnel de cette hôpital », s’exclame Félix Nougu désespéré. Une autre patiente dit avoir payé tous les frais de premiers soins mais elle n’a pas été traitée. Les officiels de l’hôpital par contre n’ont pas souhaité s’exprimer sur la question.

 

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