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Écrit par Christophe MVONDO   

Pascal Kampchueng, Chargé du Projet PASC à Assoal

« Les OSC ont besoin de capacitation pour une meilleure participation »

 

Au moment où le PASC se referme, après la mise en œuvre du DP2, quel bilan peut-on en faire ?

Le mécanisme d’accompagnement des OSC du Centre entamé au cours de la mise en œuvre du Devis Programme n°1 (DP1) s’est poursuivi dans le cadre du DP2. En effet, le 3e volet des missions de l’Organisation Relais pour le Centre du Programme d’Appui à la Société Civile (PASC), vise à conduire des missions d’accompagnement de proximité auprès des OSC bénéficiaires des subventions du PASC. L’objectif général de l’accompagnement des OSC est donc de suivre et d’évaluer l’action des OSC du centre ayant bénéficié d’un financement du PASC. Et plus spécifiquement, il s’agit de veiller à l’atteinte des résultats des projets à travers un Coaching des OSC financés ; veiller à la bonne gestion financière (subvention+contribution, outils de gestion, respect des normes+procédures, etc.) des projets ; échanger autour des difficultés rencontrées par les OSC bénéficiaires dans la mise en œuvre de leurs projets et les stratégies/mesures prises et/ou qu’ils proposent pour y faire face ; relever les premiers indicateurs de changements.

 

En quoi ont consisté les activités du devis programme N°2 ?

Dans le cadre du DP2, ASSOAL a continué le suivi des OSC bénéficiaires du PASC, il s’agit plus précisément des AP1 (contrats de 10 à 15 mois signés dans le cadre du DP1), des AP2 (contrats de 10 mois signés dans le cadre du DP2), des FAIR (Fonds de soutien aux Initiatives Rapprochées, contrats de 3 à 4 mois) et des Appuis Directs (contrats signés pour mettre en œuvre une action précise).

La méthodologie utilisée pour la mise en œuvre de cette activité consistait à organiser des descentes de terrain auprès des organisations bénéficiaires du PASC afin de collecter des informations sur la mise en œuvre des activités au quotidien, d’échanger sur d’éventuelles difficultés techniques et/ou financières rencontrées et de proposer des ajustements.

Près d’une quarantaine d’OSC ont ainsi été accompagnées. Les actions menées par ces OSC ont porté pour la plupart sur le plaidoyer pour l’amélioration de la gouvernance publique dans le domaine du foncier, de la santé, de l’agriculture, de l’éducation, de l’eau et de l’énergie ; la responsabilité sociale des entreprises, les stratégies participative pour le développement local, l’autonomisation des femmes, l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées etc. Un constat général se dégage, les organisations de la société civile ont un besoin en renforcement des capacités pour une meilleure participation à la mise en œuvre des politiques publiques. En effet, la société civile est devenue un acteur incontournable qui accompagne l’Etat dans la définition, la mise en œuvre et le suivi de l’exécution des politiques publiques. Ces dernières sont de plus en plus membres des espaces de concertations et leurs opinions sont prises en compte.

 

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans la le processus de mutation des OSC en véritables acteurs de la participation ?

 

De nombreuses contraintes ont été observées dans la mise en œuvre des actions des OSC. Ces difficultés s’observent aux plans technique et financier. Au plan technique, il a été noté l’absence de synergie entre les OSC menant des actions dans des domaines similaires ; la faible collaboration des autorités administratives et locales ; les lenteurs administratives au niveau de l’administration publique et même de l’Unité de Gestion des Projets (UGP) du PASC ; la non prise en compte par l’UGP du contexte national et/ou local ; le long temps mis par l’UGP pour l’analyse des rapports intermédiaires, ce qui a grandement retardé la mise en œuvre des projets ; la faible capacité en ressources humaines compétentes au sein de certaines OSC, pour une mise en œuvre optimale des projets ; les actions subventionnées ne permettaient pas toujours l’éteinte de résultats concrets et donc de produire des changements dans la vie des bénéficiaires directs de ces actions…

Au plan financier, la lourdeur des procédures du PASC qui retardent la mise en œuvre des activités ; la non prise en compte du contexte local ou national lors de la production des justificatifs ; le temps long mis dans l’analyse des rapports financiers, ce qui retarde la mise en œuvre des activités, etc.

 
 

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