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Écrit par Ludovic ATEBA   

Un léger recul enregistré en 2014

 La corruption recule dans le secteur forestier. Selon une étude commanditée par le FODER.

 

L’Association Forêts et Développement rural (Foder) à travers le projet « Mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Volontaire dans le Bassin du Congo, promouvoir les droits et la participation des peuples des forêts (UE-CFPR), a organisé le 13 mars 2015 à l’hôtel Ntou’Ngou à Yaoundé, une conférence de presse à l’occasion de la publication des résultats de l’étude sur l’évaluation de l’indice de perception de la corruption dans le secteur forestier et faunique en 2014.

Un communiqué de presse a été partagé avec les journalistes quelques jours avant la tenue de la conférence de presse et la principale nouvelle a drainé un nombre impressionnant de journaliste sur le lieu de la rencontre : les résultats obtenus de l’étude ont permis de dégager quatre principaux constats  et la plus importante aux yeux des hommes et femmes de médias aura été l’amélioration de la note de l’indice de perception de l’intensité de la corruption par rapport à l’année 2013 (6,44/10) ; celle-ci étant de 5,13/10 en 2014.

Alors que la liste des journalistes invités affichait 20 journalistes, c’est finalement une cinquantaine de journalistes qui se sont présentés à ce point de presse.

Après avoir présenté les objectifs et la vision de l’Association Foder, Christiane ZebazeHellow, responsable du projet UE-CFPR au Foder a enchainé avec la présentation des résultats de l’étude. Par la suite la parole est revenue à Dr Marius Talla, auteur de l’étude. Il a entretenu les journalistes sur la méthodologie qui a conduit aux résultats rendus publics ce 13 mars 2015. Il était assisté dans cet exercice par Etienne ANAKEU statisticien.

Après ces communications, la parole a été donnée aux journalistes pour la session questions-réponses. Ceux-ci ont cristallisé leur attention sur les résultats obtenus par l’étude.

On a eu droit aux questions sur l’échantillon de l’étude : 150 personnes, jugées trop peu par les hommes de médias qui croient savoir qu’on aurait pris un échantillon plus large.

D’autres ont demandé les preuves et des données qui peuvent permettre de démontrer que la corruption a baissé dans le secteur forestier au Cameroun. D’autres encore ont voulu savoir la signification des qualificatifs peu corrompu, moyennement corrompu, et très corrompu appliqué aux résultats de l’étude.

A ces questions, les trois orateurs ont apporté des éléments de clarification à l’endroit des journalistes. Zebaze Hellow a tenu à recadrer le contexte et l’objet de l’étude : « il s’agit d’une étude sur la perception de la corruption dans le secteur forestier et non d’une enquête de terrain sur la corruption dans le secteur forestier au Cameroun », a-t-elle précisé.

Les résultats publiés sont donc le reflet de la perception que des acteurs significatifs du secteur et des intervenants de la chaîne ont de la corruption pour ce secteur forestier et faunique au Cameroun.

A la question de savoir pourquoi les braconniers vont en prison pendant que les exploitants illégaux du bois sont en liberté, Marius Talla a fait savoir cette question montre que des efforts sont fait dans le secteur. Les braconniers sont interpellés lors des contrôle fauniques par des agents des eaux et forêts. Ces données peuvent aussi justifier la perception que les acteurs interrogés ont de la corruption dans ce secteur.

Sur la méthodologie utilisée, Dr Marius Talla a indiqué qu’elle est perfectible car l’étude de 2014 a connu quelques améliorations par rapport à celle de 2013.

 

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