Home Actualité L’épreuve des bidonvilles
L’épreuve des bidonvilles PDF Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 
Écrit par Administrator   

Des solutions novatrices et moins coûteuses existent. Portées par des acteurs non-étatiques divers et peuvent permettre de construire des logements pour les plus démunis.

 

Il est indéniable que l’Etat reste le principal acteur de financement du logement social dont la cible principale se recrute parmi les populations à très faible revenu.  Au ministère en charge du développement urbain et de l’habitat, le logement social se définit comme « un ensemble d’opérations consistant à produire au bénéfice des couches démunies, un lot et/ou un logement, achevé ou non dont une partie du coût est à la charge de l’État ».

Ceci étant en étroite harmonie avec l’esprit des instruments internationaux en matière de promotion et de protection des droits humains (l’accès au logement décent en est un) qui fait de l’Etat le premier détenteur d’obligations.

Malheureusement, il faut déplorer les prévisions minimalistes et peu ambitieuses du gouvernement en ce qui concerne les logements sociaux eu égard à la demande. En effet dans le document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), le gouvernement dans ses objectifs spécifiques en matière de développement des infrastructures de développement urbain et de l’habitat, prévoit d’ici 2020 la construction de 17000 logements sociaux, soit 1700 logements par an (2010 étant l’année de référence). Pourtant, le déficit est estimé à environ 1 000 000 d’unités. Une analyse du mode d’occupation des logements au Cameroun permet de classer les ménages en trois groupes : les ménages propriétaires qui représentent une grande proportion, les ménages locataires et les ménages logés gratuitement. Les ménages propriétaires le sont devenus essentiellement pour la plupart à partir de la mobilisation de l’épargne personnelle et d’une approche d’auto-construction le plus souvent non assistée.

De la nécessité de solutions alternatives tri articulées sur fond d’économie sociale et solidaire

Dans tous les cas considérés, les villes Africaines, en dépit des politiques volontaristes observées ici et là, restent pour la plupart dans une anarchie totale et sont foncièrement déficitaires en logements. Ce déficit s’exprime en centaines de millions de logements et c’est à partir des politiques novatrices et alternatives que le gap peut être comblé. Les États à eux seuls sont incapables de satisfaire cette demande sociale qui participe davantage du droit de chaque citoyen au logement dans un environnement approprié et écologiquement vivable, que de la magnanimité des pouvoirs publics.

L’heure doit être à la concertation multi-acteurs si d’aventure on escompte avec chance de succès l’avènement des villes africaines moins ségrégationnistes et de mieux en mieux égalitaires, des villes poétiques où le vivre ensemble se conjugue au présent avec des populations qui convergent en toute harmonie et intelligence dans une ambiance bon enfant.

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

 

Votre avis compte

A votre avis, les Mutuelles de santé sont: