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Écrit par Christophe MVONDO   

Ecole publique de Borgop

« Nous allons enfin avoir un bon ratio, élèves-salles de classe »

 L’école publique de Borgop région de l’Adamaoua, affiche des effectifs de 120 élèves par classe. Mais il y a plus grave : la SIL et le CP occupent la même salle. Idem pour le CMI et le CMII.

 

Deux blocs de deux salles de classe sortent progressivement de terre au sein du campus scolaire, et seront livrés avant la fin de l’année scolaire 2015-2016, à en croire les informations recueillies auprès des responsables du chantier de construction.

« Ces bâtiments viennent résoudre l’un de nos problèmes les plus criards. A partir de ces bâtiments, nous allons enfin avoir un bon ratio, élèves-salles de classe. Un bon ratio serait à 60 élèves par la salle de classe. Aujourd’hui nous avons 480 élèves pour 4 salles de classe.  Ce ratio est trop élevé », souligne Yaya Ibrahima, le directeur de l’Ecole publique de Borgop.

Pour lui, la situation actuelle n’offre pas des conditions maximales d’une bonne éducation pour les petits écoliers de ce village. « Nous avons malheureusement, deux classes qui prennent chacune deux cours : la SIL (Cours d’Initiation à la Lecture)  et le CP (Cours Préparatoire), fonctionnent dans une même classe ; le CMI( Cours Moyen Première année) et le CMII ( le Cours Moyen deuxième année) occupent une autre. Pour un bon rendement, ça pose d’énormes problèmes au plan pédagogique parce qu’un cours a un programme bien déterminé qui devrait s’enseigner sans s’empiéter sur l’autre jusqu’en fin d’année. Alors, s’il arrive qu’on mette deux cours dans une même salle de classe, ça veut dire qu’un programme va empiéter sur l’autre. »

Toutefois, l’effectivité du chantier fait oublier les déboires du quotidien des élèves et des enseignants. C’est pour le Directeur de cette école qui accueille 231 enfants réfugiés centrafricains, une occasion pour exprimer toute sa reconnaissance à l’UNICEF et son donateur.

« Pour ce projet en cours de réalisation, je voudrais d’abord remercier le Gouvernement du Cameroun  qui est allé au Japon chercher la coopération,  afin d’avoir les résultats qui sont là devant nous. Je voudrais ensuite remercier UNICEF Cameroun qui est allé chercher ce financement. Quant au donateur que je ne peux pas voir devant moi,  je ne ferai que vous dire de transmettre au Gouvernement du Japon nos remerciements les plus sincères et infinis. »

Si les salles de classe satisfont le patron de l’école, Yaya Ibrahima n’a pas oublié qu’en Afrique, qui dit merci en redemande. «…Aidez-nous aussi à être dans le village planétaire. Dites à ceux qui nous offrent ces infrastructures de nous permettre aussi de les voir en direct  en mettant les outils TIC dans cette école et en nous connectant sur Internet », a conclut celui qui dirige l’école publique de Borgop depuis l’année 2013.

Dans ce village sans électricité, une salle informatique avec connexion Internet serait un luxe, mais ferait des élèves de Borgop, des pionniers de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans la localité.

 

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