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SEMINAIRE SUR LA FORMULATION DE LA STRATEGIE NATIONALE DE MICROFINANCE A L’HORIZON 2017

 

Redynamiser le secteur de la micro finance et permettre l’accès de ses produits aux couches les plus défavorisées économiquement. Tel était l’objectif du séminaire sur la finance inclusive ouvert le mercredi 20 mars 2013 par le Minfi au Hilton hôtel.

Ayant rassemblé tous les professionnels du secteur de la finance, le séminaire sur la finance inclusive a eu le mérite de regrouper les acteurs des EMF, entreprises de micro finance, les banques et les assurances sous la même bannière. Si le but avoué était d’échanger sur la finance inclusive, l’objectif quant à lui était de renforcer les capacités du secteur de la micro finance, ceci afin d’assurer une offre durable de services financiers à un nombre croissant de micro entrepreneurs dans le but de réduire la pauvreté et d’accroitre la création d’emplois. Pour arriver à son implémentation, il a été question d’expliquer aux uns et aux autres les raisons essentielles de la tenue de ce séminaire portant sur la problématique de l’implémentation de la finance inclusive. A l’origine de celle-ci, se situe l’homme au plus bas niveau de la société c'est-à-dire celui qui se bat pour améliorer son niveau de vie, en arrivant à subvenir à ses besoins vitaux.

Les travaux qui portaient sur différents thèmes, se sont déroulés en trois groupes. Ainsi, le groupe I s’est penché sur l’analyse de la demande, analyse FFOM, défi/enjeux puis recommandations ; le groupe II, a travaillé sur l’analyse de l’offre, Analyse FFOM défi/enjeux puis recommandations  et le groupe III enfin, a basé son analyse sur l’infrastructure, le cadre réglementaire et politique. S’il faut dire que le point culminant de ces travaux a été la définition de la vision de la mission et les axes stratégiques d’intervention, il convient aussi de nous interroger sur ce qu’est la finance inclusive ? Des spécialistes nous expliquent que la finance inclusive est un concept qui permet de répondre à la question de savoir comment faire, pour que tous ceux qui sont exclus des services des structures financières que sont les EMF, les banques et les assurances et autres, y aient accès à coût raisonnable où qu’ils se trouvent.

La finance inclusive se caractérise par l’accès de tous à une gamme variée de produits à coût raisonnable, l’accès à une diversité d’acteurs financiers tels EMF, banques, assurances, stations services etc. Des services qui s’inscrivent dans un environnement réglementaire, institutionnel et fiable. Ces produits, à l’horizon 2017, doivent être disponibles et accessibles à tous. Y compris les exclus sociaux du système classique actuel. Ces produits concernent la télédistribution, les transferts d’argent, les stations services, les microcrédits etc. C’est donc le plan financier de la lutte contre la pauvreté qui a pour objectif premier d’inclure le pauvre qui est aux confins du village.

Si au départ les Etablissements de micro finance avaient été crées pour réduire la couche des exclus aux services financiers, force a été de constater plus tard que, même au niveau des banques, ceux-ci demeurent nombreux. Pour preuve, les PME et PMI restent exclues du système financier et de la banque des PME. Toutefois, un ensemble de mesures transitoires de garantie de financement des PME existe à l’instar du crédit bail.

 Les raisons évoquées sont simples : au Cameroun, il existe 13 banques commerciales privées qui recherchent essentiellement les profits et bénéfices. Enfin il existe 266  Etablissements de micro finance.

La micro finance collecte à ce jour 400 milliards de FCFA dont 260 milliards utilisés et 140 milliards constituent des surliquidités ou des dépôts à vue attendant analyse. Cependant l’absence des dépôts à terme constitue une limite dans la croissance de ces entreprises et dans la satisfaction des besoins de leur clientèle ; d’où la nécessité d’accès au crédit à moyen terme et à long terme. Ici, la Beac n’offre que des prêts à court terme allant de 2 à 6 mois au taux de 2,5%. Ce qui n’est évidemment pas favorable pour elles. C’est ce qui fait appel à la proposition de la création d’une structure intermédiaire qui soit capable de favoriser l’accès au crédit par les EMF et à faible taux d’intérêt comme la Beac. Comment financer cette structure ? Quels peuvent en être les modes de régulations et de contrôle de cette structure bancaire. Qui peut en être membre ? Comment sera-t-elle  financée ? Dans quel environnement juridico légal et administratif  évoluera- t-elle ? L’Etat devra t-il contribuer ? Si oui à quelle proportion ? Toute fois, au sein des EMF, des problèmes récurrents et profonds existent. Ceux-ci nécessitent des prophylaxies appropriées.

  1. La non définition des conditions d’éligibilité de ceux-ci au conseil national de crédit
  2. La faiblesse de financement ;
  3. Les difficultés de refinancement ;
  4. L’absence de missions clairement énoncées ;
  5. L’absence de ciblage, d’où la non définition des produits adaptés à la demande ;
  6. Les banques font les affaires avec l’argent collecté par les EMF alors qu’elles ne leur accordent pas de crédits.

Sur ce, des propositions ont été faites à savoir :

  • Aider les EMF à se doter d’une mission claire ;
  • Les aider à accéder au refinancement.

Malgré cela, le non respect de la réglementation persiste et l’on peut noter à plusieurs endroits que, certaines banques de premier ordre ont en leur sein des institutions de micro finance comme c’est le cas d’Afriland avec les MC2 etc… ou encore certaines EMF qui ont développé des agences sans pour autant respecter le principe de l’identification des adhérents entre eux. Ceux-ci  devraient non seulement se reconnaitre mais être solidaires ; ce qui minimise le risque d’insolvabilité dont le taux moyen est de  20%.

Ceci dit, seulement 15% des jeunes ont accès aux services des banques et des assurances. C’est la raison pour laquelle l’inclusion financière suppose l’accès à un coût réduit ou raisonnable des services offerts.

La problématique de la surliquidité des banques n’est pas restée en marge. A ce jour elle se situe dans les 400%. C’est ce qui a fait dire à certains spécialistes que, si les banques sont surliquides alors que l’indice de développement, qui est de 1.1% n’évolue pas, ça veut dire que les banques ne financent pas les EMF et les PME qui sont les moteurs de la croissance  alors qu’elles tirent leurs ressources de l’épargne collectée par ces dernières qu’elles ne financent pas ; quel dissimilitude. D’où l’urgence de l’arbitrage de l’Etat.

Pour ces derniers, les banques classiques ne font pas dans la finance inclusive ; elles n’y ont d’ailleurs pas vocation. Toutefois elles devront s’y mettre pour favoriser une couverture maximale des couches économiques les plus défavorisées et de ce pas, soutenir la croissance et permettre l’évolution de l’indice de développement.

 

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