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Sucrier de l'Est: Le projet avancent PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par JPOM   

Malgré les pesanteurs liées aux ambitions déstabilisatrices des uns et des autres, le Ministre des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique  suit ce projet devant générer près de 17 000 emplois.

 

Initialement mis en route à Bertoua, le projet de création d'un complexe agro-industriel sucrier dans la Région de l'Est se situe aujourd'hui à cheval entre Bertoua et Batouri.

Déjà, le 30 mars 2012, dans une correspondance adressée au Directeur Général de JSM, le Minmidt, reconnaissant pourtant que «l'analyse sommaire du dossier soumis montre que le projet envisagé répond aux préoccupations du gouvernement en matière de développement industriel» leur faisait savoir que «Toutefois malgré son caractère important, il y a lieu de signaler que la zone choisie pour sa mise en œuvre n'est pas appropriée. En effet, le plan minéralogique national montre que celle-ci est destinée l'activité minière et ne saurait faire l'objet d'une exploitation agricole durable. Au demeurant, elle constitue une zone potentielle d'élevage semi-intensif et la mise en place d'un complexe sucrier pourrait générer des conflits avec les éleveurs», explique M. Bondé pour convaincre le Premier Ministre de la nécessité d'implanter ce projet dans un site plus approprié.

Il réussira à le convaincre. Mais malheureusement, ce choix a eu le don de décourager les premiers partenaires indiens, échaudés par une pseudo immixtion nauséeuse du gouvernement dans un projet privé. Ces derniers ont plié bagage.
«Au terme de la réunion interministérielle relative au projet de création d'un complexe agro-industriel sucrier dans la Région de l'Est par la société Justin Sugar Mills, qu'il a présidée le 08 mai 2013 dans ses services, le Premier Ministre, chef du gouvernement vous a demandé de procéder à une réorientation stratégique de ce projet, afin qu'il conserve son statut d'initiative purement privée, mais susceptible de bénéficier des incitations générales et particulières», écrit M. Louis Paul Motaze le 16 mai.
Plus loin dans sa correspondance, le SG/PM rappelle au Minmidt qu'il devait «organiser, au plus tard le 13 mai 2013, une concertation avec le promoteur de ce projet et tous les acteurs institutionnels concernés, afin de mieux cerner les rôles des différents partenaires, notamment l'Etat et le promoteur».

La mise en œuvre de ce projet suscite  tellement de convoitises à peine voilées de nombreux acteurs du côté camerounais d’où la peur d’un front de déstabilisation. Les manœuvres souterraines risquent de doucher l'enthousiasme de la société indienne Hi-Tech, qui a signé un contrat pour la livraison clés en main, d'une usine de production de sucre d'un coût de 20 milliards de FCFA avec JSM le 16 avril 2013 à Yaoundé.

Selon certaines indiscrétions, même le Ministre Bonde aurait des ambitions inavouées dans  ce projet.«Tout semblait aller pour le mieux lorsque l'épouse du Ministre des Mines travaillait au sein de Justin Sugar Mills dans le cadre de ce projet sucrier. Depuis sa démission, les entraves se multiplient chaque jour», note un rien soupçonneux une source bien imprégnée du dossier.

 

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