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LE SENAT, UNE CHABRE HAUTEMENT POLITIQUE AU CONTRAIRE DE LA SOCIETE CIVILE PDF Imprimer Envoyer
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Après les élections sénatoriales aux suffrages indirects du 14 avril 2013 et valider le 29 avril 2013 par le Conseil Constitutionnel, grande a été l’attente de la Société Civile sur la nomination des trente sénateurs par le Chef de l’Etat. Cette dernière rumine, aujourd’hui, une déception bien perceptible.

Le président de la République du Cameroun, en terme de nomination, « nomme et met fin aux emplois civils et militaires ». C’est bien connu. Et cette prérogative que lui réserve la constitution, notre loi fondamentale, lui laisse une marge de manœuvre en ce qui concerne la discrétion. Ce qui veut dire que le Chef de l’Etat agit en âme et conscience. Beaucoup de Camerounais voulaient aller au sénat par la porte étroite du décret du 09 mai 2013. Peu ont pu franchir, allègrement, le seuil de la haute chambre. Les raison à cela peuvent être nombreuses et multiples. Pour l’observateur de la scène politique que nous sommes, une seule préoccupation aurait pris l’allure à la nomination des trente sénateurs du Président de la République. Cette préoccupation a son fondement dans le caractère politique de la haute chambre. Nous savons que, selon la loi fondamentale, les partis politiques concourent à la gestion de la chose publique par le suffrage universel. Le corps électoral, qui a prévalu aux élections sénatoriales 2013, était constitué des partis politiques à travers les conseillers municipaux. Et nous avons encore en mémoire des consignes de vote données ici ou là par la hiérarchie du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais(RDPC). Autrement dit, le sénateur, comme le conseiller municipal, est soumis à la discipline du parti qui le fait élire à la Haute Chambre. Dès lors, il est évident que la présence de la société civile n’était pas justifiée  dans le nouveau sénat dont la mise en place obéit au dictat des états major des partis politiques présents dans la Haute Chambre. Aussi, nous avons la faiblesse, et la  modestie, de penser que « Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Laissons la politique aux politiciens. Et nous encourageons la société civile à continuer à jouer son rôle de chien de garde de la démocratie et de la sentinelle de la bonne gouvernance. Elle le peut et le pourra à travers des outils comme l’audit, le monitoring et l’évaluation environnementale.

 

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