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Écrit par Christophe MVONDO   

Vers un accroissement des financements

 La cérémonie de clôture de la rentrée scientifique 2014 a donné l’occasion aux chercheurs de rendre visibles les résultats de leurs travaux, mais aussi de plaider pour leur chapelle.

 

La leçon inaugurale du professeur Jean Louis Essame Oyono, directeur de recherche et directeur de l’IMPM, était l’occasion pour le public et les invités à la cérémonie au Palais de Congrès de Yaoundé avoir le bulletin de santé de la recherche au Cameroun. Un domaine qui souffre entre autre d’une insuffisance de financement (moins de 2% du budget de l’Etat), d’une dépendance aux financements extérieurs, d’un traitement à deux vitesses des chercheurs, dont certains bénéficient d’avancements et d’autres pas du tout.

Les manifestations relatives à la rentrée scientifique 2014 ont commencé le 2 septembre dernier avec le volet purement scientifique. La session d’ouverture, présidée par le secrétaire général du ministère de la recherche scientifique et de l’innovation qui a fait remarquer qu’au Cameroun, le chercheur cherche et trouve des solutions nécessaires au développement du pays.

La session relative aux communications a permis d’écouter d’éminents chercheurs sur des sujets liés au thème de ces journées : « Etat des lieux de la recherche scientifique et de l’innovation au Cameroun : défis et perspectives. » Ainsi, Dr Yepdo Djoumou Zephyrin, chercheur à l’Institut national de cartographie a entretenu le public sur « la recherche géographique comme fondement de la politique d’aménagement du territoire national », tandis que Dr Awana Onguene exposait sur l’évolution institutionnelle, principaux résultats et acquis de l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD). Au total, les participants à cette rentrée scientifique ont eu droit à 12 communications des différentes structures de recherche rattachées au Minresi.

La cérémonie de clôture a été plus solennelle : elle débute avec la procession des chercheurs par grade. Après une séance photo autour de leur chef de département ministériel, chercheurs et invités ont rejoint la salle de la Tripartite pour la cérémonie officielle de clôture. On a eu droit à la leçon inaugurale, puis à la lecture du rapport général des travaux. Avant sa prise de parole de Madeleine Tchuinte, des chercheurs récemment promus aux grades supérieurs ont été solennellement présentés au public.

En axant l’organisation et la réflexion de l’édition 2014 sur le thème « Etat des lieux de la recherche scientifique et de l’innovation au Cameroun : défis et perspectives »,le MINRESI voudrait, selon les responsables de ce ministère, « mettre à contribution les institutions universitaires et les instituts de recherche pour communiquer sur la production de la recherche et du chercheur, positionner la recherche comme principal levier du développement national, encourager les activités qui peuvent conduire à l’innovation c’est-à dire des innovations issues de la recherche scientifique et technologique qui ont un fort potentiel  de création de richesses en entreprise et de magnifier la profession de chercheur. »

Dans le cadre de la valorisation de la profession de chercheur, il a été institué des hommages scientifiques. Ainsi, une cérémonie publique est organisée suite à la promotion d’un chercheur au grade supérieur, en l’honneur d’un chercheur lauréat d’un prix national ou international, lors du départ d’un éminent chercheur à la retraite, lors des obsèques d’un chercheur en activité ou en retraite

 

Madeleine Tchuinté, Ministre de la recherche scientifique et de l’innovation

 « Produire des résultats innovants dans le cadre de la recherche…»

 « L’innovation selon le MINRESI se définit comme la capacité à proposer su nouveau soit en termes de produit nouveau, soit en termes de procédé nouveau, soit même en termes d’attitudes nouvelles permettant de générer des œuvres même déjà existantes et porteuses, mais avec un gain durable de productivité et une nuance de changement social ou organisationnel. En faisant le choix de produire des résultats innovants dans le cadre de la recherche pour le développement, le MINRESI s’est engagé sur une voie à deux options essentielles à savoir : (1) la densification de la fonction de transfert des résultats de la recherche ; (2) la promotion de la culture de l’innovation dans un système stratégiquement bien pensé. Ces options se traduisent par le projet de mise en place des Unités de Développement Technologique dans les Centres Régionaux de la Recherche et de l’Innovation. Il est aussi envisagé dans un proche avenir la création des pôles et parcs scientifiques et technologiques, des incubateurs d’entreprises et/ou des clusters qui sont tous des points d’éclosion d’un tissu industriel endogène et compétitif.

Il m’a paru judicieux de placer la Rentrée Scientifique 2014 sous un thème qui ouvre le débat sur les acquis qualitatifs de la recherche scientifique camerounaise et les perspectives d’avenir pour l’émergence de notre pays. Il s’agit d’éveiller en chacun de nous l’instinct de la pratique d’une activité de Recherche porteuse d’innovations et de croissance économique.

Sous ce prétexte légitime, permettez-moi de saluer les initiatives de recherches scientifiques menées sur le territoire camerounais par des allemands, des anglais et des français entre le 19ème siècle et un peu plus de la première moitié du 20ème siècle. Ces pionniers de la recherche scientifique au Cameroun, nous le constatons tous, se sont attelés à établir un état des lieux exhaustif des ressources essentielles devant servir de fondement rationnel au développement d’une économie à savoir : les ressources humaines, les ressources géologiques, le potentiel énergétique et minier, le potentiel agronomique, l’environnement sanitaire et le capital santé etc.… Ce sont les cartes d’Etat Major réalisées par ces pionniers et conservées par l’Institut National de Cartographie qui ont permis à notre pays de fournir les preuves irréfutables que Bakassi est propriétaire territoriale du Cameroun. Notre pays n’oubliera jamais le rôle qu’ont joué l’Allemagne, la Grande Bretagne ; la France et le premiers chercheurs camerounais dans la construction de sa Recherche Scientifique au point qu’elle se présente actuellement comme l’un des centres d’excellence scientifique d’Afrique

 

Mise à jour le Vendredi, 19 Septembre 2014 12:34
 

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