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Écrit par Christophe MVONDO   

Le rôle de l’enseignement supérieur en question

 C’est à la faveur d’une rencontre scientifique sur les risques et incertitudes dans l’agriculture en Afrique qui s’est tenue  à Yaoundé du 25 au 29 août. 

 

Quelle formation donner à nos jeunes pour que la question des risques, chimiques, risques liées à la déforestation, aux changements climatiques, à l’utilisation des produits chimiques soient maîtrisés en vue de garantir la sécurité alimentaire en Afrique ? C’est sur cette préoccupation principale que les 150 participants ont planché pendant les 5 jours des travaux.

Les chercheurs, scientifiques, étudiants, décideurs,  acteurs et personnes du secteur privé impliqués dans le financement, la gestion de l’agriculture, l’enseignement de l’agroforesterie et la gestion des ressources naturelles au niveau universitaire venant d’Afrique et d’Europe sont membres de l’African Network for agriculture, Agroforestry and Natural Ressources Education (ANAFE), co-organisateur du symposium avec l’Université de Dschang.

Les objectifs sont clairs : il s’est agi d’élaborer des stratégies sur les mécanismes et politiques pour faire face aux risques et aux incertitudes liés à la production agricole ; de discuter des réformes des programmes d'études et la nécessité de renforcer l'éducation à l'agro-industrie en Afrique.

Le champ des discussions sera également a été élargi aux questions politiques et institutionnelles pour le renforcement des capacités pour la mise en œuvre des pratiques agricoles qui réduisent au minimum l'impact des risques liés aux changements climatiques.

Au cours de la cérémonie solennelle d’ouverture le 25 août 2014, le Pr Anaclet Fomethe, Recteur de l’Université de Dschang, co-organisateur du symposium, a relevé des paradoxes qui militent en faveur d’une révision des curricula de formation dans les domaines de l’agriculture.

« Les activités agricoles, sylvicoles et pastorales, a indiqué l’universitaire,  occupent entre 60 et 70% de la population. Nos pays sont ainsi fortement dépendants de l’agriculture. Mais les rendements agricoles du continent sont les plus faibles du monde, alors même que l’Afrique possède la première réserve de terres arables au monde – environ 60%. »

L’impératif de l’action est plus qu’une nécessité. Et les actions au niveau africain ne manquent pas. L’une des initiatives les plus visibles est celle qu’a manifestée l’Union Africaine en 2003 en faveur de l’agriculture notamment avec le lancement du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA).

Au-delà de ces initiatives, la formation en vue de l’adaptation des acteurs du secteur à la nouvelle donne, au monde et au climat qui change, reste primordiale.

Une formation de haut niveau, permettra à l’Afrique  de maîtriser les contraintes liées à l’utilisation des produits chimiques, la déforestation qui accélère la sécheresse, et la perte de la biodiversité, en vue d’instaurer un véritable dialogue science-politique  pour que l’agriculture porte le développement du continent.

Zac Tchoundjeu

 « Réactualiser les curricula de formation »

Le Directeur World Agroforestry Centre (Icraf) pour l’Afrique de l’Ouest et du centre explique les enjeux de la formation universitaire dans le domaine agricole.

Il faut repréciser qu’il y a de cela une cinquantaine d’années, les étudiants étaient formés pour être des fonctionnaires. Aujourd’hui on veut qu’ils soient des entrepreneurs à la fin de leur formation au lieu qu’ils recherchent les emplois, ils doivent créer des emplois. C’est dans cette optique qu’il y a deux ans, nous avons mis au point un centre d’excellence pour les sciences environnementales qui est l’institut supérieur des sciences environnementales  qui forme les étudiants du Cameroun et ceux du bassin du Congo en sciences environnementales notamment l’agroforesterie, les changements climatiques, les problèmes de santé environnementales, etc.

Je crois que en prenant une vingtaine d’étudiants, et en les suivant bout à bout, pour leur donner soit une licence, un master ou un doctorat, on résout le problème inadéquation formation-emploi parce que lors de la formation, ces étudiants sont  immédiatement dès la première année, intégrés sur le terrain, mettent la main à la pâte, collectent et analysent les données, vivent en milieu paysan. A la fin, quand ils ont un diplôme, ça devient un diplôme prêt à l’emploi, à l’application de tout ce qu’ils ont appris.

 Et quel peut être l’intérêt d’un tel symposium ?

Ils viennent mettre leurs programmes de formation ensemble pour résoudre les problèmes du monde rural d’une manière holistique. Nous membres de l’ANAFE bénéficions des programmes harmonisés, réactualisés et l’offre de bourse. Vous n’êtes pas sans oublier que l’un des gros soucis que les étudiants ont aujourd’hui c’est la bourse. Comment payer leurs études à travers le réseau ANAFE. Avec le réseau que nous avons, l’étudiant peut facilement avoir un Master ou un Phd sans débourser un sou.

 

 

Mise à jour le Vendredi, 19 Septembre 2014 12:37
 

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