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Écrit par Christophe MVONDO   

Un organe de veille et de propositions

 

Appuyer la réalisation du droit au logement des ménages menacés ou victimes d’expulsion en débattant, avec des interlocuteurs gouvernementaux, des solutions alternatives de logement social. Tel est l’objectif  du projet Observatoire National du Droit au Logement (ONDAL) porté par Assoal.

 

Le projet Observatoire National du Droit au Logement (ONDAL) qui est mis en œuvre dans la Région du Centre et spécifiquement dans les 7 communes de la ville de Yaoundé.

Mais la campagne d’information et le plaidoyer touchera toutes les principales villes et communes des 10 régions du Cameroun, avec près de 10 000 000 d’habitants sensibilisés.

Le Cameroun traverse une grave crise du logement social. On estime à plus d’un million le nombre de logements à construire pour les seules villes de Douala et Yaoundé. Pour ces deux villes, il faudra en plus construire 80 000 unités au moins par an pendant 10 ans pour résorber la crise. Ces besoins ne tiennent pas compte de la qualité de l’existant encore moins de l’habitat rural qui n’obéit pour l’instant à aucun standard de droit.

Ainsi, les politiques de production du logement social font face aux problèmes de planification et de gestion foncière, de participation des acteurs et des autorités locales. La question du financement se pose aussi en termes d’accès des habitants aux crédits et aux subventions à la construction. La faible capacité technique des acteurs, la faible valorisation des matériaux locaux et la faible prise en compte des coopératives d’habitat limitent l’offre de logements accessibles en faveur des pauvres.

Engagée dans plusieurs plateformes de défense du droit au logement, Assoal qui porte le projet ONDAL travaille pour un éveil des consciences sur les droits et la mobilisation de la société civile autour d’actions structurantes visant, d’une part  à faire progresser l’adoption du droit au logement dans les politiques publiques nationales, l’application par le Cameroun des instruments juridiques internationaux, régionaux et nationaux y afférents, principalement par les gouvernants, et d’autre part à créer, les conditions législatives, politiques et structurelles permettant un accès systématique aux droits par les citoyens, et la mise en œuvre d’actions exemplaires ayant une incidence immédiate sur la jouissance de ces droits par les victimes..

Compte tenu de l’inadéquation des l’offre gouvernementale du logement avec les besoins des citoyens moyens et des couches le plus défavorisées de la population, des acteurs non-étatiques propose des alternatives pour résorber à moyen terme, l’épineuses question du logement social au Cameroun.

Le logement pour tous au Cameroun appelle une réforme des structures existantes et ou la création des nouvelles structures mieux adaptées au pouvoir d’achat de la majorité des Camerounais.

Le réseau national des habitants du Cameroun a fait  12 propositions pour financer le logement social dans notre pays.

Ces propositions sont orientées en 3 axes stratégiques à savoir l’amélioration du  cadre légal, réglementaire, juridique, et de l’environnement institutionnel de promotion et du financement du logement social, la mise en place des mécanismes de financement à long terme du logement social, et les renforcements des capacités.

Il s’agit en effet de réformer la politique nationale du logement social, promouvoir la politique nationale du logement social, suivre et évaluer la mise en œuvre de la politique du logement social, mettre en place un fonds de garantie pour l’emprunt, mettre en place un office national du logement social , mettre en place une bourse des matériaux de construction,  mettre en place un programme de soutien aux opérations de promotion du logement social porté par les institutions sociales (coopératives/mutuelles d’habitat), mettre en place un fonds de constitution des réserves foncières, renforcement des capacités des acteurs étatiques et non-étatiques, valoriser l’utilisation des matériaux locaux, mettre en place des Bureaux d’Appui dans les communes, mettre en place un programme d’échanges.

Toutes ces actions novatrices méritent un suivi particulier. Ce sont des propositions qui font bouger les lignes et une certaine bureaucratie qui a plombé la vision initiale du secteur du logement social, sensé mettre à la disposition des gagne-petit, un logement à coût réduit.

L’utilisation des matériaux locaux de construction, les coopératives et mutuelle d’habitat pourront déplacer des centres d’intérêts économiques et susciter de la résistance chez quelques opérateurs actuels et auprès de la bureaucratie qui cueillent des dividendes d’une certaines corruption qui y fait son lit.

Mise à jour le Mercredi, 07 Octobre 2015 12:24